III. Instituer le vivre-ensemble

Perpetrator, ou de la citoyenneté criminelle

par Philippe-Joseph Salazar  Du même auteur

Perpetrator est, sous l’angle que l’anglais, parlant latin, nous livre, celui de la fondation épitaphique, rituelle, paternelle, criminelle de la démocratie. Geste philosophique de la démocratie sud-africaine.



Notes

(1) Le rapport de la Commission, avec de nombreux autres documents, est accessible sur internet : www.truth.org.za
(2) Dictionnaire Français-Anglais, Anglais-Français Collins-Robert, Paris-Glasgow, Société du Nouveau Littré/W. Collins & Sons, 1978.
(3) F. Martin, Les mots latins, Paris, Hachette, s.d.
(4) Philippe-Joseph Salazar, « Le lien rhétorique », Rue Descartes, Institution de la parole en Afrique du Sud, 17, 1997, 53-74.
(5) La Bible, traduction œcuménique, Paris, Alliance biblique universelle/Le Cerf, 1993, nouv. éd.
(6) Jacques Derrida, Foi et Raison, Paris, Le Seuil, 2000.
(7) Voir mon article, « Invention du citoyen : Dire la violence d’apartheid », qui comporte une bibliographie, Incontri, 9, 2000, 39-51. Voir également mon recueil Parole démocratique. Entames rhétoriques, Paris, Collège international de philosophie, Papiers, vol. 56, 2001.
(8) Voir les comptes rendus de la Commission sur le site internet.
(9) Voir l’article de Barbara Cassin, « Politics of Memory. On the treatments of hate », in Philippe-Joseph Salazar, guest editor, The Public, numéro consacré à Démocratie Rhetoric and the Duty of Délibération, 8 (3) 2001.
(10) Le Promotion of National Unity and Reconciliation Act est donc agréé par les anciens ennemis lors des longues tractations qui conduisent à l’abolition effective de l’apartheid le 17 novembre 1993, voté en loi dès juillet 1995 par la Constituante (l’Assemblée nationale élue pour la première fois par tous, en mai 1994), est une véritable loi organique qui précède, contre toute logique usuelle du constitutionalisme, le vote final de la Constitution de 1996, avant-Constitution car constitutio des nouveaux sujets démocratiques. La Truth and Réconciliation Commission se met en place en novembre 1995, un « statutory body », responsable seulement devant le Parlement, sous la présidence du Nobel de la Paix, l’archevêque Desmond Tutu. La trc se réunit d’avril 1996 à juillet 1998. Le comité d’amnistie qui la prolonge, après la clôture officielle, va clore ses travaux (décembre 2001).
(11) Article cité et mon livre An African Athens. The Rhetorical Shaping of Democracy in Post-Apartheid South Africa, Mahwah, nj/Londres, Lawrence Erlbaum Associates, 2002.
(12) Voir l’article d’Erik Doxtader, « Middle Voices in the Midst of Transition : Reconciling the Form of Public Speech in Post-trc South Africa », in Philippe-Joseph Salazar, guest editor, The Public, numéro consacré à Democratic Rhetoric and the Duty of Deliberation, 8 (3) 2001
(13) C’est la notion de constitutive rhetoric due à Jean L. Cohen et Andrew Arato, Civil Society and Political Theory, Cambridge, Mass., mit Press, 1992.
(14) En reprenant une analyse de Barbara Cassin, dans son Effet sophistique (Paris, Gallimard, 1995), concernant le modèle aristotélicien de la parole de stasis et d’accord en démocratie, et qui fait l’objet d’un travail commun au colloque de la Rhetoric Society of America, Las Vegas, mai 2002, sur Ta sumphoreta.
(15) Je traduis, mal, à partir du texte donné sur le site internet www.truth.org.za, volume 5, chapitre 7. Le numéro est celui du paragraphe dans le rapport. Les extraits sont édités : les points de suspension sont ceux du rapport, les point de suspension entre crochets carrés sont de mon fait.
(16) Voir le travail de l’anthropologue Pamela Reynolds à l’Université de Cape Town.
(17) Voir Nicole Loraux, L’invention d’Athènes : Histoire de l’oraison funèbre dans la « cité classique », Paris, Mouton, 1981.

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