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Métaphore, méta-force

par Geoffrey Bennington  Du même auteur

Notes

(1) Voir aussi dans le cours de 1964-1965 sur Heidegger : « Le sens commun – qui se nourrit à ce point de métaphore que la métaphore est la dernière chose qu’il puisse reconnaître sauf quand elle se présente spectaculairement dans la rhétorique’ » (Heidegger, p. 95).
(2) Voir Heidegger, p. 102 : « Si bien qu’il faut renverser les termes et la direction de la métaphore [phrase ajoutée en marge, illisible]. Le sens commun, quand il entend dire |12bis| le langage est la maison de l’être, entend ceci : le connu pour moi c’est la maison et en référant l’inconnu (le langage dans son rapport à l’être) au connu, on veut me rendre connu l’inconnu. En vérité, c’est le contraire qui se passe : comme il n’y a pas de maison et habitation sans hommes, pas d’hommes sans langage, et pas de langage sans être, c’est le rapport à l’être, à l’être-habitation, qui m’apprend vraiment ce que c’est que l’habitation et ce que c’est que maison, et dans la maison à ce que c’est que [deux mots illisibles] – et le sera – ce que je ne peux apprendre sans méditation sur le langage ».
(3) Fait curieux en soi : dans La Mythologie blanche, Derrida avait attribué en partie la doctrine métaphysique de la métaphore à ce qu’il y appelle « la grande chaîne immobile de l’ontologie aristotélicienne, avec sa théorie de l’analogie de l’être » (Marges, p. 281), tout en renvoyant au livre désormais classique de son camarade de classe Pierre Aubenque, lequel livre montre pourtant au contraire qu’il n’y a justement pas de doctrine de l’analogie de l’être chez Aristote’
(4) Je dirais presque : l’an-analogie, car même chez Kant ce qui nous intéresse dans l’analogie, c’est justement le point d’hétérogénéité que l’analogie fait ressortir (voir la Critique du jugement, § 90).

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