La psychologie selon le dernier Wittgenstein

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La psychologie selon le dernier Wittgenstein

Texte traduit parFilipe Jarrodu même auteur
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Quelle est l’acception wittgensteinienne d’une « philosophie de la psychologie » ? Très différente en tout cas de l’étude empirique des phénomènes psychologiques, sous l’orientation de la méthode expérimentale. La psychologie s’est développée au cours du XXe siècle comme discipline à base empirique, usant de méthodologies fondées sur les langages mathématique et statistique à la complexité croissante. Les manuels de psychologie donnent surtout des explications fonctionnelles des phénomènes psychologiques, ce qui est naturel pour une discipline aspirant à acquérir le statut de savoir scientifique. De ce point de vue, la psychologie ne peut renoncer au traitement mathématico-statistique des variables, étudiées en situation expérimentale. Par exemple, l’étude de la relation entre le sexe (variable indépendante) et la réponse à certains stimuli (variable dépendante), ou entre l’âge (variable indépendante) et la rapidité d’acquisition de certaines compétences (variable dépendante) sont autant de relations susceptibles de quantification. Dans ce cadre, ce que l’on nomme « explication causale » se base sur la corrélation constatée entre, au minimum, deux variables : la rapidité d’apprentissage de cette compétence spécifique s’expliquant par la corrélation forte entre l’une et l’autre, ou autres, variables sélectionnées de façon expérimentale, etc., etc. Cette structure méthodologique, semblable à la méthodologie des autres sciences, en est la structure méthodologique la plus courante, et la psychologie, disons-le tout de suite, a tendance à dévaloriser l’expérience ou le vécu subjectif par rapport à l’explication causale. Soulignons d’autre part que cette explication suppose toujours un observateur externe qui manipule les variables choisies, ou bien la perspective d’un tiers.

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Pour en revenir à la question initiale, nous pouvons dire, d’une part, que Wittgenstein traite les concepts psychologiques et la psychologie du point de vue de la philosophie classique, c’est-à-dire comme une recherche sur ses fondements et ses principes premiers. Tout comme, par exemple, il existe une recherche sur les fondements des mathématiques, il est possible d’entreprendre cette recherche dans le cas de la psychologie : « Pour les mathématiques, une recherche très semblable à la recherche philosophique en psychologie est possible. Elle est aussi peu mathématique que l’autre est psychologique. Nul calcul, par exemple, ce n’est pas de la logistique. Elle pourrait justifier l’appellation de recherche sur les “fondements des mathématiques” [1][1] Derniers Écrits sur la Philosophie de la Psychologie.... »

Mais, d’autre part, ce type de recherche philosophique au sujet de la psychologie revêt chez Wittgenstein un sens très particulier, que nous pourrions organiser selon trois grands axes :

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  1. c’est une recherche inséparable de l’utilisation linguistique des concepts psychologiques ;

  2. c’est une recherche qui a pour objet le comportement unitaire (das Benehmen) de l’être humain ; et c) c’est une recheche qui se base nécessairement sur le vécu de la signification. Ce sont là les principaux axes qui pouront aider le lecteur à s’y retrouver dans l’ensemble apparemment chaotique et privé de progression des DÉPP.

Si l’on privilégie le comportement en tant qu’objet de la recherche philosophique en psychologie, la perspective de Wittgenstein se rapprocherait des courants appelés comportementaliste ou behaviouriste qui poussent à l’extrême l’application de la méthodologie des sciences physiques au comportement humain. Cependant, le comportement pour Wittgenstein désigne l’unité de l’être humain dans la multiplicité de ses expressions et extériorisations, qu’il n’a pas l’intention d’expliquer comme l’explique la psychologie expérimentale. Son intention est tout à la fois plus humble et plus exigente : d’un côté, l’on ne veut pas d’explications plus ou moins définitives du phénomène ; de l’autre, l’on se donne pour objectif de décrire l’exploration de cette multiplicité. En d’autres termes, Wittgenstein préfère, du point de vue méthodologique, la description à l’explication. Sa méthode descriptive explore l’univers des extériorisations, comme manifestations qui dépassent la dichotomie subjectivité/objectivité sous-jacente à toute activité humaine. Dans la section 571 des Investigations Philosophiques, la distanciation de la psychologie par rapport aux sciences physiques était ainsi présentée : « Parallèle troublant : la psychologie traite des processus de la sphère psychique, comme la physique traite des processus de la sphère physique. Voir, entendre, penser, sentir, vouloir ne sont pas dans le même sens des objets de la psychologie comme le mouvement des corps et les phénomènes électriques sont des objets de la physique.

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Et nous pouvons le comprendre au fait que le physicien voit, entend, réfléchit sur ces phénomènes, nous en informe, alors que le psychologue observe les extériorisations (le comportement) du sujet. »

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Le point de départ de la considération philosophique de la psychologie est donc l’expression ou l’extériorisation, dont le statut ne doit pas être confondu avec ce qui est propre au phénomène physique. Ce dernier est, pour ainsi dire, totale extériorité, il existe sans point de vue propre. Dans l’univers de l’expression humaine, il y a donc un élément d’intériorité que Wittgenstein veut souligner et maintenir dans son intégrité.

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Dans ces conditions, le premier problème qui se pose à la philosophie de la psychologie est d’ordre méthodologique. À première vue, elle débouche prématurément sur un paradoxe, c’est-à-dire que, d’une part l’expression semble se réduire à un ordre d’extériorité sans plus, et de ce point de vue elle se présente comme un objet parmi d’autres dans les sciences physiques, et d’autre part, parce que justement elle est expression, elle renvoie à une dimension de vécu, où l’intériorité est irréductible. Par exemple, une explication physiologique de la vision de l’aspect (thème des plus importants dans ces observations) ne dira pas la place qu’occupe le phénomène dans le processus cognitif et à quel point il est vécu comme décisif. En effet, il est certainement possible d’expliquer pour quelle raison l’individu ne peut pas appréhender dans une même figure en même temps une tête de canard et une tête de lapin. Il est possible d’en donner telle ou telle explication physiologique. Mais c’est la description du changement d’aspect, des expressions qui lui sont associées, etc., qui permet d’obtenir une conception plus ample du phénomène du « voir ». Qu’est-ce que le voir compréhensif ? Et à quels emplois linguistiques correspond ce que nous appelons « voir » dans la pratique du langage ? Quelles sont les expressions propres à ce voir [2][2] DÉPP, 1, 165 et sqq. ? Nous reviendrons plus avant sur ces problèmes. Retenons le fait que le phénomène psychologique, justement parce qu’il est vécu à la première personne, n’est pas réductible à l’explication physiologique. En suggérant une explication de ce type, Wittgenstein montre à son interlocuteur que « la finalité de cette observation, cependant, est de placer devant tes yeux ce qui surgit lorsque nous est donnée une explication physiologique. Le concept psychologique surplombe entier l’explication physiologique. Et la nature de notre problème en devient d’autant plus claire [3][3] DÉPP, 1, 777. ».

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L’étude de concepts et de verbes psychologiques, parmi lesquels « croire », « avoir l’intention », « espérer », « souhaiter », « vouloir », etc., se trouve au centre de la recherche philosophique sur la psychologie. La méthodologie, comme nous l’avons vu plus haut, est celle de la description des expressions et en particulier des expressions linguistiques. Comment emploie-t-on ces concepts et ces verbes dans nos jeux de langage ? Quelle signification peut-on attribuer à la différence qui existe entre une utilisation expressive et une utilisation descriptive du même verbe ou du même concept ? Comment établir des différences, à première vue imperceptibles, entre des concepts de même ordre sémantique, par exemple « croire », « savoir », « souhaiter », etc. ? Nous sommes renvoyés à ce que Wittgenstein désigne par « recherche grammaticale », c’est-à-dire les divers usages que nous faisons de ces concepts dans notre pratique linguistique quotidienne. Or l’usage expressif est précisément un type d’usage ou d’utilisation de la langue plus courant et tout aussi important. Sans lui il n’y aurait pas même de communication entre humains (et nous pouvons élargir cette constatation à bien d’autres espèces animales) ou d’apprentissage du langage humain.

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L’introduction pertinente de la perspective du sujet fait partie du type de recherche que Wittgenstein nous propose et, de ce point de vue, il faudra la trouver dans certaines formes d’expression linguistique. Quand on parle de perspective, il faut rappeler qu’elle se traduit ou s’exprime toujours par une certaine forme linguistique ou un certain jeu de langage. Ce qu’il est courant d’appeler le paradoxe de Moore, découvert par le philosophe G.E.Moore (1873-1958), est une contribution importante à la connaissance irréductible de la première personne. Il se manifeste essentiellement dans le fait absurde d’affirmer une croyance et de nier simultanément son contenu, comme par exemple « il pleut et je n’y crois pas ». Cependant, des phrases comme « je ne crois pas que p et j’affirme que p » sont absurdes non parce que ce même contenu « p » est nié et affirmé en même temps, mais parce que ce contenu est affirmé et nié à partir de la même perspective de la première personne du présent de l’indicatif. Dès que « p » (dans notre cas, le contenu de « il pleut ») est délié de cette perspective, le paradoxe cesse d’exister. Il suffit aussi pour cela de remplacer cette première phrase par une autre du genre « il pleut et il n’y croit pas » ou encore « il pleuvait et je n’y ai pas cru », qui sont des propositions régies respectivement par la troisième personne ou par la première personne sous la forme verbale du passé.

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L’analyse du paradoxe démontre donc que celui-ci ne se base pas sur les affirmation et négation simultanées d’un contenu propositionnel (comme dans la logique formelle) mais dans le fait que celles-ci se trouvent liées à un certain état subjectif traduit à la première personne, notamment donc à une attitude de croyance. Ce qu’il y a de remarquable dans le paradoxe de Moore, c’est l’asymétrie qui en ressort entre l’utilisation de concepts et de verbes où s’exprime la première personne, et d’autres utilisations non expressives de ces concepts et verbes. Remarquons que même une phrase comme « je dis qu’il pleut et il ne pleut pas » n’est pas paradoxale, comme l’est la proposition tout d’abord envisagée « il pleut et je n’y crois pas ». En réalité, je peux dire quelque chose avec insincérité, sans engagement de ma part, et donc ne pas croire à ce que je dis. « Je dis qu’il pleut et il ne pleut pas » implique donc une contrevérité, mais ce n’est pas une phrase paradoxale dans le sens où elle serait absurde. Cependant il n’en est pas de même avec des phrases ou des énoncés de croyance. Ceux-ci (et d’autres qui expriment, à la première personne, l’intention, le souhait, le vouloir, la crainte, l’espoir, etc.) contiennent quelque chose qui est de l’ordre de l’expérience ou du vécu du sujet. Leur particularité réside dans l’absurdité de l’affirmation à la première personne de la croyance, de l’intention, du vouloir, de la crainte, du souhait, par rapport à un contenu « p » quelconque, et la négation simultanée de ce contenu (ou vice-versa). Nous avons vu plus haut comment le paradoxe disparaît lorsque le contenu est détaché de la forme verbale de la première personne : « il croit qu’il pleut et il ne pleut pas » n’est plus absurde. Une langue sans paradoxe de Moore serait une langue sans la première personne de l’indicatif [4][4] Le paradoxe de Moore n’existerait pas dans ce langage....

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L’aspect, et son rapport intime avec le jeu du langage, a stimulé et occupé Wittgenstein dans cette dernière phase de ses recherches. Une fois de plus, ce qui l’a vraiment intéressé n’est pas tant l’étude empirique des phénomènes de la perception que la psychologie de la forme a développée dans les annés vingt et trente, avec des auteurs comme Max Wertheimer, Kurt Koffka ou Wolfgang Köhler et leurs travaux sur la théorie de la Gestalt, mais l’interaction du langage, dans son utilisation, avec l’expérience cognitive et le sens. Nous pouvons dire que les réflexions wittgensteiniennes sur l’aspect de la forme visuelle (ou de la perception en général) sont un complément fondamental de sa conviction qu’une langue naturelle ne produit pas d’expérience cognitive ou communicative, à moins de considérer chaque mot comme une physionomie, presque comme un visage qui nous regarde. Le mot, plus qu’un symbole qui est toujours d’ordre culturel, d’une certaine façon n’« attend » pas une interprétation, mais une réaction, un comportement. Est-ce que dans la compréhension de quelque chose (d’un mot, d’une image, d’une mélodie), nous pouvons séparer le voir, ou l’entendre du faire, de l’action ? Cette séparation, Wittgenstein, patiemment, graduellement, et avec une subtilité hors pair, la démonte, afin de présenter une image de ce qu’est la compréhension comme synthèse de tout cela, soutenue entre temps par l’action, par le Tun gœthien. Nous retrouvons ici Gœthe, mais aussi une conception où se retrouve Kant : nous introduisons dans les choses leur sens par le biais de notre action judicative.

Le changement d’aspect est exploré par les répétitions exhaustives, les expériences de pensée, dans une série de réflexions qui semblent souvent pour le lecteur comme autant d’impasses. Cependant, Wittgenstein peut réaliser progressivement des distinctions conceptuelles qui mettent à jour de véritables découvertes dans le domaine de la perception. Par exemple, la distinction entre divers types de changement d’aspect : la tête lapin-canard, la double croix blanche et noire, le triangle comme triangle renversé. Ce sont là trois exemples de changement d’aspect de type différent et dont la signification dans ses recherches philosophiques est différente. Pourquoi confère-t-il par exemple plus d’importance au vécu du changement d’aspect de la double croix (voir dans une figure une croix noire sur fond blanc ou une croix blanche sur fond noir) qu’au changement d’aspect d’un triangle en une moitié de parallèlogramme (c’est-à-dire, voir dans la même figure un triangle et la moitié d’un parallèlogramme) ? Comme le dit Wittgenstein [5][5] DÉPP, I, 699., le premier vécu semble être « d’un type plus fondamental ». Mais pourquoi ? La réponse ne sera peut-être jamais donnée de façon claire, mais nous pouvons nous risquer à dire que ce que l’on valorise dans le changement d’aspect est la caractéristique de pouvoir voir quelque chose comme, sans l’intervention d’autres facultés intellectuelles créatrices, comme l’imagination, par exemple. Nul besoin d’utiliser l’imagination pour voir dans cette figure une tête de canard là où l’on voyait une tête de lapin. Wittgenstein s’intéresse particulièrement à cette sorte de rencontre « immédiate » entre mon voir (mon regard intelligent humain) et les formes, que ce soient des figures, des mots écrits ou des sons. Elle n’est peut-être pas absolument immédiate dans la mesure où intervient la médiation du langage, ou la médiation de celui-ci sous la forme du jeu de langage. Ce qui est propre à la vision de l’aspect est l’expression qui lui est associée, « maintenant je vois ceci comme… ». « Il existe beaucoup de sortes de vécu de l’aspect. Des expressions leur sont communes : “Maintenant je le vois comme ceci” ; ou “Maintenant je le vois ainsi” ; ou “Maintenant c’est ceci, et maintenant ceci” ; ou “Je l’entends maintenant ainsi… précédemment je l’entendais ainsi…” Mais l’éclaircissement donné à ces “ceci” et “ainsi” est souvent d’une diversité inimaginable [6][6] DÉPP, I, 588.. »

La capacité de la pratique linguistique à voir la même figure une fois comme ceci et une fois comme cela peut sembler une compétence triviale et même négligeable pour la recherche philosophique, mais c’est la nécessaire articulation entre les diverses compétences qui doivent être vues de façon unitaire – le voir, le comprendre, le jeu de langage, que Wittgenstein souhaite explorer. Nous pourrions même dire que l’expérience du changement d’aspect et l’expression qui lui est associée correspondent à des formes élémentaires de la compréhension humaine. D’où le sens que prend l’affirmation suivante : « Nous pourrions aussi le dire ainsi : la stupéfaction est essentielle au changement d’aspect. Et la stupéfaction est pensée [7][7] DÉPP, I, 565.. »

Voir n’est jamais un voir passif, un voir qui se limiterait à enregistrer mécaniquement un certain effet, et la même chose se passe avec l’entendre. Voir et entendre sont des capacités compréhensives, où la composante conceptuelle est déterminante. Il n’y a pas de voir (ou d’entendre) compréhensif s’il n’est pas potentiellement aspectuel, sous l’injonction d’une voix qui nous ordonne de voir maintenant ceci comme ceci. Wittgenstein nous invite à imaginer des gens dépourvus de ce voir, de ce regard aspectuel. En d’autres mots, que se passerait-il alors, quelle forme de vie reproduirait-on alors ? Des êtres qui n’auraient pas la possibilité de transiter d’un aspect à l’autre, qui ne pourraient « voir ceci comme… », qui seraient incapables d’avoir conscience du changement. Pourquoi l’importance de l’hypothèse d’une imaginaire « cécité de l’aspect » est-elle si grande ? Dans la réponse de Wittgenstein nous retrouvons également l’explicitation de l’importance de l’étude de l’aspect.

« L’importance du concept de “cécité par rapport à l’aspect” réside dans la parenté entre le voir d’un aspect et le vécu de la signification d’un mot. En effet, la question que nous posons est la suivante : “Qu’est-il retiré à la personne qui ne possède pas le vécu de la signification d’un mot ?” – Celui qui, par exemple, ne pourrait proférer isolément le mot “banc” en lui donnant une signification puis une autre, ou qui ne constaterait pas que proférer le mot dix fois de suite équivaut à en perdre le sens et à en faire un simple son [8][8] DÉPP, I, 784.. » La parenté entre l’expérience du voir ou de l’entendre aspectuels et le vécu de la signification d’un mot à laquelle se réfère Wittgenstein conduit au cœur de la philosophie de la psychologie telle qu’interprétée dans ses derniers écrits. Il n’y a pas de signification sans vécu de la signification [9][9] Voir par exemple « “Si nous n’avions pas le vécu de....L’être humain se démultiplie en diverses activités, mais si nous voulons capter un centre unitaire qui lui donne un sens, nous devons être capables d’isoler un noyau. Or celui-ci est constitué du vécu (Erlebnis) et de l’expression linguistique. Nous pouvons dire que la philosophie de Wittgenstein est un travail systématique sur l’absolue solidarité qui existe entre le vécu et le langage. Seul ce travail évite une conception entièrement fonctionnaliste de la psychologie, ou du moins un penchant fortement réducteur. Quand Wittgenstein affirme que « nous avons le vécu de l’expression de la pensée [10][10] DÉPP, I, 809. », l’expression étant comprise comme expression linguistique, il se réfère précisément à cette indestructible solidarité. Comment serait une forme de vie sans compréhension aspectuelle, ou sans vécu de l’expression et de la signification ? Certainement une forme de vie non humaine.

Ana Vieira, IN/VISIBILITÉ. Au Palais Marquis de Pombal, du 17 mars à 18 avril 2009. En collaboration avec la Galerie Porta 33 et avec l’appui de l’Egeac et de la Galerie Graça Brandão. Les Artistas Unidos présentent à Lisbonne l’exposition IN/VISIBILITÉS qui a été inaugurée au Funchal l’année dernière.

Notes

[1]

Derniers Écrits sur la Philosophie de la Psychologie (DÉPP), I, 792. Les citations des DÉPP sont traduites de la version portugaise de l’auteur, réalisée à partir du texte allemand des Letze Schriften über die Philosophie der Psychologie/ Last Writings on the Philosophy of Psychology, édition bilingue en deux volumes, 1982, (vol. I), 1990 (vol. II), Blackwell, Oxford, organisée par Georg Henrik von Wright et Heikki Nyman.

[2]

DÉPP, 1, 165 et sqq.

[3]

DÉPP, 1, 777.

[4]

Le paradoxe de Moore n’existerait pas dans ce langage ; à sa place se trouverait un verbe qui n’aurait pas de première personne du présent (DÉPP, I, 85). Voir aussi l’observation n° 83.

[5]

DÉPP, I, 699.

[6]

DÉPP, I, 588.

[7]

DÉPP, I, 565.

[8]

DÉPP, I, 784.

[9]

Voir par exemple « “Si nous n’avions pas le vécu de la signification des mots, comment pourrions-nous rire d’une histoire drôle ?” [coiffeur et sculpteur] – Nous rions de ces histoires drôles et dans cette mesure (par exemple) nous pourrions dire que nous avons le vécu de la signification » (DÉPP, I, 711).

[10]

DÉPP, I, 809.