Vanessa Brito et Pauline Vermeren
1 Le Collège international de philosophie (CIPh) a fêté ses quarante ans en 2023. Sous l’initiative d’Alain Patrick Olivier, qui était alors son directeur et le président de l’Assemblée collégiale, un congrès international s’est tenu sur trois jours, les 7, 8 et 9 décembre 2023, à la Cité internationale universitaire de Paris et au Campus Condorcet Paris-Aubervilliers. Issu d’un appel à participation adressé à l’ensemble de l’Assemblée collégiale, ce congrès a réuni une quarantaine d’actuelles et d’anciennes directrices et directeurs de programme, « en France et à l’étranger », et un certain nombre d’invité·es proches du Collège, ayant participé à sa fondation, à la vie de ses instances ou à ses activités [1].
2 Le titre choisi, « Faire (de)la philosophie », insistait sur la pratique elle-même, et invitait chacun·e à interroger les gestes, méthodes et processus de travail qui définissent sa manière de faire de la philosophie. Huit tables rondes ont rassemblé actuels et anciens directeurs et directrices de programme autour d’une série de gestes philosophiques mis en débat. Écrire, sentir, traduire, archiver, déplacer, décentrer, dés-éduquer, (se) décoloniser, faire communauté ou être sur le terrain étaient parmi ces gestes qui témoignent d’un renouvellement de nos manières de faire la philosophie : défendre une implication subjective au sein de l’écriture philosophique ; traduire autrement pour reféminiser l’histoire de la philosophie ou pour lutter contre les injustices épistémologiques ; décentrer le regard pour sortir de l’eurocentrisme et remettre enquestion son corpus de références ; (se) décoloniser pour mieux repenser le dialogue entre philosophie et psychanalyse à partir d’une perspective extraeuropéenne, en prenant en compte l’intersectionnalité entre le genre, la classe et la race ; être sur le terrain pour conceptualiser à partir de la parole des minorités et des subalternes, et défaire le partage entre raconter, analyser et argumenter.
3 Le dispositif mis en place a cherché à favoriser des échanges intergénérationnels. Le CIPh, dont l’Assemblée collégiale se renouvelle par moitié tous les trois ans, a « une mémoire courte [2] ». Son renouvellement a tendance à induire une pensée stratigraphique, où chaque nouvelle génération de directrices et directeurs de programme remplace la précédente, sans qu’il y ait forcément des échanges ou des passages de relais entre elles. Cloisonnées, les générations s’empilent, le plus souvent sans se chevaucher. Comme le suggère Tim Ingold [3], il est important aujourd’hui de repenser l’idée de génération, de sortir de cette pensée stratigraphique et de favoriser la circularité, le contact et la porosité entre les expériences et l’éprouvé. Cela est déterminant dans la manière dont le Collège peut construire son avenir. Nous avons donc essayé de susciter des dialogues intergénérationnels, de réactiver notre héritage et de remettre en mouvement l’histoire du Collège. Au début de chaque table ronde, nous avons donné à entendre la voix de directrices et directeurs de programme aujourd’hui disparu·es. Il ne s’agissait pas de placer nos débats sous l’autorité de figures tutélaires, mais de remettre en discussion ce que ces paroles nous invitent à penser, tout en donnant à voir ce qui de l’héritage laissé par les générations précédentes « transparaît [4] » encore dans le présent, dans les travaux en cours de nos chercheur·es [5]. Le quarantième anniversaire du Collège n’a jamais été perçu comme une occasion pour commémorer le passé, mais comme une opportunité pour penser depuis le présent, c’est-à-dire depuis les recherches qui y sont menées, l’actualité, l’histoire et l’avenir du Collège.
4 Ce numéro Hors-série de Rue Descartes comporte la restitution de dix tables rondes thématiques et historiques. Les tables rondes thématiques, où chaque directrice ou directeur de programme prend la parole depuis sa propre recherche, sont réunies dans la rubrique Traverses. Elles donnent à entendre des affinités entre leurs travaux, mais aussi des écarts et des frottements entre leurs positionnements, approches et méthodes de travail. La transcription éditée de deux tables rondes historiques a trouvé sa place dans la rubrique Parole. La première revient sur le moment de la fondation du CIPh, sur la place faite aux études féministes dont la légitimité n’était pas encore reconnue en France ; sur les dissensus qui ont innervé les débats théoriques entre ses fondateurs ; et sur la singularité d’un projet qui défendait la possibilité de faire de la philosophie « sans statut », en lieu et place d’une institution qui était censée former une future élite de chercheur·es. La deuxième table ronde s’interroge sur l’actualité du projet présenté dans le Rapport bleu [6] et sur la possibilité de défendre sa singularité aujourd’hui. Nous y publions également le témoignage percutant de Nicole Mathieu qui a essayé de raviver l’histoire des premières collaborations entre philosophes et artistes qui ont marqué la vie du Collège dans les années 1980-1990. Sorte de « roman-graphique », avec Jean Borreil et Maurice Matieu pour personnages principaux, son texte est ponctué par des reproductions des tableaux de Matieu et par des documents d’archives que l’autrice avait sortis de l’oubli en les projetant dans la salle de conférence du congrès, où ils ont été exposés au regard du public.
5 Ce congrès fut également l’un des derniers moments publics du philosophe béninois Paulin Hountondji, qui nous a quitté avant la mise en œuvre de ce projet de publication. Il évoqua, lors de son intervention [7], son lien au Collège international de philosophie où il a été directeur de programme de 1986 à 1992. Sa direction de programme, « Sociologie de la science dans les pays de la périphérie », avait pour objet « d’une part d’examiner de l’intérieur, c’est-à-dire du point de vue d’un chercheur qui vit lui-même et exerce son activité de chercheur dans un pays de la périphérie, les problèmes spécifiques de la production des connaissances en pays sous-développés ; et d’autre part d’interroger, par-delà les discours et les déclarations d’intention officielles, les relations réelles entre le Centre et la Périphérie. » Sa critique de l’ethnophilosophie, développée dans son livre Sur la « philosophie africaine ». Critique de l’ethnophilosophie, paru en 1977 chez Maspero, était alors centrale dans sa pensée. Dans sa prise de parole, il évoqua le contexte de publication de cet ouvrage, et notamment le débat autour du livre de Placide Tempels, La Philosophie bantoue, écrit en 1945 et réédité en 1949 par Présence africaine. Ce livre était à ses yeux « une mauvaise réponse à une question mal posée » car il défendait une cohérence et une unicité de la culture bantoue, « où tout le monde était d’accord avec tout le monde », sans mettre en avant les dissensus et les contradictions qui l’animent. Pour Hountondji, une philosophie bantoue et, plus largement, une philosophie africaine « ne saurait se réduire à un système de pensée collectif ». Comme il le suggère dans son livre publié en 1977, elle ne peut être que « l’histoire inachevable, interminable, d’un débat contradictoire. » Nous lui rendons ici un dernier hommage en espérant que le Collège pourra se tenir au projet que nous étions en train de discuter avec lui, celui d’une plus grande inclusion de directrices et directeurs de programme africain·es au sein du CIPh.
6 Dans la rubrique Horizons, nous avons inclus les discours institutionnels prononcés lors de ce congrès. Ils témoignent d’un tournant important dans l’histoire du Collège, alors en pleine transition institutionnelle. Composante de la ComUE Université Paris Lumières au moment de son quarantième anniversaire, le CIPh a été intégré en 2024 au sein du Campus Condorcet. Pensé comme une contre-institution, dont le statut associatif lui garantissait une grande liberté de fonctionnement, le Collège fait désormais partie d’un campus de recherche en sciences humaines et sociales rassemblant plus d’une dizaine d’établissements d’enseignement supérieur et d’organismes de recherche, publics et privés. Cette intégration dans un grand établissement public de coopération culturelle visait à pérenniser son financement institutionnel et ses quatre postes administratifs, tout en sachant que ce changement d’échelle lui demanderait également de renégocier son autonomie et de revoir son mode de fonctionnement. Quels horizons se dessinent aujourd’hui pour le Collège international de philosophie ?
7 Cette question a été posée à chaque anniversaire du Collège. Lors des célébrations des 10 ans du CIPh, en 1995, Jacques Derrida rappelait déjà qu’un anniversaire ne peut être que l’occasion, pour le Collège, de réfléchir à sa propre possibilité, et de renouveler, « dans un acte de contre-signature » [8], le contrat initial. C’est ce que nous avons essayé de faire dans les textes réunis ici, que ce soit dans les discours institutionnels, dans la dernière table ronde centrée sur l’actualité et l’avenir du Collège, ou dans la présentation des projets de recherche en cours, dont les enjeux et les orientations tracent cet avenir. Il est frappant de constater, quand on relit les textes écrits par les président·es du Collège ou par ses directrices et directeurs de programme au fil de ses anniversaires, que les problèmes structuraux et les risques auxquels le Collège se confronte restent essentiellement les mêmes. Michel Deguy, dans l’allocution prononcée au terme de son mandat en 1992 [9], et Françoise Proust, dans le beau texte qu’elle écrit en 1998 à l’occasion des 15 ans du Collège [10], nous mettaient déjà en garde contre le risque d’une académisation, qui rapproche le Collège des us et coutumes des universités ; le risque d’un recentrement philosophique sur des sujets de recherche convenus qui répondent aux priorités et aux attentes des mécènes et des subventions publiques ; et, surtout, le risque d’une décollégialisation du Collège, dénoncé dès sa première décennie et jusqu’à aujourd’hui comme un dysfonctionnement systémique qui compromet l’existence même de cette contre-institution dont la vie dépend de l’implication de ses chercheur·es dans les instances collégiales.
8 Si ces risques restent inchangés, c’est aussi parce que le Collège manque cruellement de moyens. Sa communication difficile, son manque d’adresse et de visibilité, pointés déjà par Michel Deguy, sont des problèmes que nous n’arriverons pas à dénouer sans le soutien d’une équipe administrative qui, à l’heure actuelle, fait défaut. Le Collège tient à un fil. Certes, c’est le projet même d’une contre-institution, fondée sur le mouvement et le renouvellement, qui oblige le Collège à trouver sa force dans sa faiblesse [11]. Comme le rappelle l’ancien président Miguel Abensour, « ce qui paraît faire le défaut du Collège, sa fragilité, ou sa précarité, c’est cela même l’essence du Collège, et c’est à cette essence qu’il se doit d’être fidèle. » [12] La fidélité à sa raison d’être traverse son histoire. Mais depuis que la décharge des enseignant·es du secondaire a été supprimée, remettant en cause ce qu’Abensour appelait la dimension utopique du CIPh, l’absence de hiérarchie entre ses directeurs et directrices de programme, la dimension politique de son projet s’est trouvée amputée. Une institution « sans condition », comme le pointe Fabienne Brugère dans son discours d’ouverture, est aussi, par un cruel paradoxe, une institution « sous condition ». Le paradoxe du CIPh, qui est aussi le paradoxe de l’hospitalité, centrale dans la pensée de Derrida, tient dans cette antinomie. Quelles sont les conditions sans lesquelles le projet du Collège se trouve compromis ? Comment défendre le Collège aujourd’hui sans que cette défense cautionne un mode de fonctionnement qui, en s’appuyant sur le bénévolat, offre des conditions de travail précaires à celles et ceux que le Collège se doit d’accueillir ?
9 Revoir le mode de fonctionnement du Collège nous demande également d’accorder une plus grande attention à la parité entre hommes et femmes dans nos instances et dans notre programmation. À l’heure actuelle, où l’écriture inclusive ou non-binaire ouvre un nouveau chantier dans le monde de l’édition, il nous semble nécessaire que l’usage de l’écriture inclusive, que nous introduisons ici pour la première fois dans l’histoire de la revue, et l’utilisation d’une graphie non binaire de la langue puissent faire l’objet d’un débat au sein des prochains comités de rédaction de Rue Descartes. Même si nombre de nos directrices et directeurs de programme ne prennent pas en charge cette question dans leur pratique d’écriture, il nous a semblé que privilégier un universel conjugué au masculin – le chercheur, le philosophe, le professeur de philosophie, etc. – contribue à invisibiliser le rôle des femmes qui se sont investies au sein du CIPh. En dialogue avec les autrices et auteurs des textes, nous avons donc appelé à introduire la féminisation des noms des professions et des métiers ou à utiliser des points médians, sans le faire toutefois de manière systématique.
10 L’iconographie de ce numéro a été confiée à Katharina Schmidt. Sa pratique artistique s’attache à repenser le travail en collectif, à favoriser des liens intergénérationnels, et à défendre une peinture « sans statut », qui se déploie hors du cadre de la toile, dans l’espace public ou en marge des grandes institutions. Ces traits saillants de son travail nous semblaient entrer en résonnance avec le projet du Collège. Son projet le plus récent, Couac, incidents sur une grille, une exposition évolutive et collaborative présentée en 2025 à Marseille [13], a cherché à faire coexister dans l’espace d’exposition les propositions les plus diverses des artistes invité·es. Le recours à une grille, une constante dans son travail [14], a permis de mettre à disposition des artistes un support « antihiérarchique » qui favorise des relations de travail horizontales, en déjouant la possibilité de faire appel à des décisions autoritaires ou unilatérales. Chaque intervention se juxtaposant ou se superposant à d’autres, un « palimpseste » se déploie sur l’ensemble de l’espace, où les images et les gestes de chaque artiste interagissent les uns avec les autres, sont renvoyés vers le fond ou remontent à la surface, dans une forme de circularité qui va au-delà d’une pensée stratigraphique où les couches s’accumulent mais n’entrent pas en contact.
11 Pour sa contribution à ce numéro, Katharina Schmidt a souhaité faire une proposition qui ne soit ni illustrative ni littérale. Ce n’est pas le sujet de ses dessins mais son processus de travail qui fait écho à la manière dont le dispositif du congrès des quarante ans du CIPh a été pensé. Les dessins que nous publions ici, extraits de la série grün, jouent avec les notions de juxtaposition et de transparence en créant une circulation entre le recto et le verso de chaque feuille. Les premiers gestes qui viennent s’y inscrire ne disparaissent pas sous les plus récents, ils sont repris et remontent à la surface, où le passé transparaît dans le présent.
Notes
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[1]
Participant·es : Annick Allaigre, Manola Antonioli, Sina Badiei, Anne Boissière, Livio Boni, Vanessa Brito, Fabienne Brugère, Jean-Jacques Cadet, Hector Castaño, Agnès Chauveau, Alexandre Chèvremont, Gaetano Chiurazzi, Hugues Choplin, Hélène Cixous, Rémy David, Monique David-Ménard, Alessandro De Lima Francisco, Joana Desplat-Roger, Yves Duroux, Emmanuel Faye, Geneviève Fraisse, Étienne Helmer, Paulin Hountondji, Vincent Jacques, Romaric Jannel, Éric Lecerf, Anna Longo, Catherine Malabou, Nicole Mathieu, Laura Moscarelli, Alexander Neumann, Yuji Nishiyama, Bertrand Ogilvie, Alain Patrick Olivier, Chiara Palermo, Stéphanie Péraud-Puigségur, Nathalie Périn, Jacques Rancière, Julie Saada, Michele Saporiti, Diogo Sardinha, Diane Scott, Vicky Skoumbi, Natalia Smolianskaia, Sara Thornton, Angelo Vannini, Patrick Vauday, Patrice Vermeren, Pauline Vermeren, Christiane Vollaire, Pierre-Paul Zalio, Barbara Zauli.
Comité d’organisation : Manola Antonioli, Livio Boni, Vanessa Brito, Raffaele Carbone, Rémy David, Alessandro de Lima Francisco, Joana Desplat-Roger, Romaric Jannel, Bertrand Ogilvie, Alain Patrick Olivier, Éric Puisais, Angelo Vannini, Pauline Vermeren, Barbara Zauli. -
[2]
Cit. in, Julie Clarini, « Le Collège international de philosophie, une institution sans condition », in Une institution sans condition. Brève histoire du Collège international de philosophie, éditions MF / CIPh, p. 17.
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[3]
Tim Ingold, Le Passé à venir. Repenser l’idée de génération, trad. Cyril Le Roy, éditions du Seuil, 2025.
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[4]
Nous empruntons ce mot à Tim Ingold.
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[5]
Ces extraits d’interventions publiques ont été collectés grâce à une collaboration avec l’INA-thèque à la BnF, qui nous a permis d’exploiter des archives radiophoniques et les enregistrements sonores du Collège déposés à l’INA. Nous remercions ici Elsa Marty et Olympia Imbert Brégégère, ainsi que Thibault Daraignès, ancien stagiaire au CIPh, et Pauline Vermeren très impliqué·es dans le travail de recherche et de sélection de ces extraits.
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[6]
François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye, Dominique Lecourt, Le Rapport bleu. Les Sources historiques et théoriques du Collège international de philosophie, P.U.F., 1998.
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[7]
La transcription de cette intervention ne figure pas dans ce volume car, du fait de son décès, nous n’avons pas pu obtenir son accord pour publication.
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[8]
Cf. « L’autre nom du Collège (allocution prononcée en février 1995, au cours de la cérémonie commémorant le dixième anniversaire de la fondation du Collège international de philosophie) », in Le Rapport bleu. Les Sources historiques et théoriques du Collège international de philosophie, P.U.F., 1998, p. 203-221.
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[9]
Michel Deguy (allocution prononcée au terme de son mandat de président de l’Assemblée collégiale, en juin 1992), in Le Rapport bleu, op. cit., p. 222-236.
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[10]
Françoise Proust, « Débattre ou résister ? », in revue Lignes, nº35, 1998/3, p. 106-120.
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[11]
Cf. François Noudelmann et Antonia Soulez, « Horizons », in Rue Descartes nº 45-46, 2004/3, p. 2-23.
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[12]
Miguel Abensour, Jacques Derrida, Élisabeth Fontenay, Marie-Louise Mallet, Étienne Tassin, « Conversation autour du Collège international de philosophie », in revue Lignes, nº35, 1998/3, p. 129.
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[13]
Exposition présentée à la Galerie des grands bains douches de la plaine, du 28 août au 22 novembre 2025, sur une proposition de Katharina Schmidt, avec Luisa Ardila Camacho, Ariadne Breton-Hourcq et Laurence Lagier, Guillaume Durrieu et Katharina Schmidt. Des images de deux autres expositions collaboratives, Trouble in painting (2015) et Staying with the trouble in painting (2021) sont consultables sur le site de l’artiste, www.katharinaschmidt.com
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[14]
Sur la grille comme dispositif « antihiérarchique », voir l’entretien entre Katharina Schmidt et Vanessa Brito, « Plans, grilles et autres quadrillages » publié dans le livre Belsunce (Immixtion books, 2021), sorti à l’occasion de l’exposition éponyme de l’artiste présentée en 2021 à la Galerie des grands bains douches de la plaine.

